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Mythologies (2019-2023)

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Letizia Le Fur

Exposition du 23 avril  au 9 mai 2026  |  16 ru Roucher – Montpellier

Avec Mythologies, Letizia Le Fur ouvre un monde où réalité et fiction se mêlent, où la photographie devient matière et récit poétique. Inspirée par les mythes antiques, elle les réinterprète librement, offrant un espace où la beauté surgit comme évidence, fragile et bouleversante.

Le cycle se déploie en trois temps. L’Origine évoque le chaos premier : paysages minéraux, parois abruptes, forces telluriques qui rappellent la puissance et l’hostilité du monde à ses débuts. Dans L’Âge d’or, la nature s’éveille et s’épanouit, déployant des fresques colorées et chatoyantes, célébration d’une harmonie retrouvée. Enfin, Les Métamorphoses ouvrent l’espace du passage et de la transformation, où tout semble mouvant, instable, en devenir.

Ces photographies, travaillées comme des peintures, intensifient couleurs et lumières jusqu’à faire basculer le regard vers une autre dimension. La nature y apparaît souveraine, foisonnante, tantôt âpre, tantôt rayonnante, toujours fascinante.

Ainsi, Mythologies ouvre une brèche vers l’imaginaire. Par une pirouette fictionnelle, Letizia Le Fur détourne la photographie de sa fonction documentaire pour en faire un espace poétique où s’élabore une réflexion sur le présent. Ces paysages transfigurés, où se rencontrent chaos, harmonie et métamorphose, résonnent comme un miroir tendu à notre époque : une invitation à repenser nos liens avec la nature, à interroger nos inquiétudes et à rêver, encore, d’un âge d’or possible.

Letizia Le Fur

Issue des Beaux-Arts, où elle débute par la peinture avant de se tourner vers la photographie, Letizia Le Fur ancre son travail dans une connaissance profonde de l’histoire de l’art. Lumière, couleur, composition : ces éléments sont abordés avec une précision presque picturale. Sa pratique varie d’une série à l’autre, mais repose toujours sur un travail attentif de transformation. En post-production, étape à la fois technique, intuitive et artisanale, elle isole, déplace ou amplifie les tonalités, jusqu’à créer cet espace intermédiaire où le réel se tord légèrement pour laisser surgir des imaginaires possibles. La photographie devient alors une base, une esquisse à partir de laquelle l’image rêvée peut advenir. Son travail se construit autour du fantasme des lointains et de la possibilité d’un déplacement perceptif. La nature y occupe une place centrale comme partenaire actif plutôt que motif, tandis que la figure humaine, lorsqu’elle apparaît, demeure secondaire, souvent symbolique ou mythologique, comme un relais discret entre nos projections et ce monde proliférant.

Lauréate du Prix Paris Je t’aime x Photodays, du Prix Leica/Alpine et de la Grande Commande de la BNF, elle est également choisie comme résidente par le Festival Planches Contact de Deauville (2020), par le Festival Incadaques (2021), par le Festival Portrait(s) à Vichy (2023) ainsi que par la Fondation BNP (2023-24).

Nominée au Prix Niepce en 2022. Son travail fait l’objet d’expositions collectives et personnelles, en galeries, musées, institutions en France et à l ‘étranger. Elle a publié quatre monographies avec les maisons d’édition Rue du Bouquet, Filigranes Editions et RVB Books entre 2021 et 2025.

www.letizialefur.com

@letizialefur

Sur une invitation du réseau MIA